ce que vos yeux vairons

So oder so

Monde de papier,
Aux clôtures ouvertes
Aux portes qui claquent,
Voyage dans la Lune
Trous noirs domptés,
Cavales indociles,
D’un mot,
Je vous arrête,
Et saute
À terre.
Mon monde
Ce cercle à la ficelle
Et au bâton,
Où entrent et sortent
Des gens, des chats,
Des pots, avec du vivant,
Du disparaissant
À l’occasion,
Est en tous points
Semblable
Au premier,
Il ne faut pas croire.
Histoire de majuscule
Et de minuscule,
Réemploi des costumes,
Et du décor

”Jardin extraordinaire”

Le soleil de midi
Se voile la face
Saison du moins,
Du chat aux griffes limées.
Les Terriens perdent
Ce geste, de surplomber
Leurs yeux d’une main
Pour le darder un peu,
Comme une feuille tombe,
Et si nos mains
Sont de cette substance,
Sommes-nous fleur
Qui s’ignore,
Animal à planter
En terre

Les prêles

Refaire de la Terre
Un grand végétal, pot de
Terre, les pieds dans l’eau
Restaurer les pots
Cassés, lèvres craquelées
D’une plante sèche
Qui peut être homme
Ou chat assoiffé, un mot
En balsa léger
Soleil équeté
Comme un haricot, rayons
Durs, coeur au chaud
Arroser les coeurs
Gravés sur les troncs, une goutte
Rose de Jéricho

La guerre continue
En sous-bois, la tienne aussi
Contre la poussière,
L’inquiétude,
Parler en vers,
Qui ne sert qu’à toi,
Parler de ce qui reste
De l’étant des roses
Dans l’allée,
Blanchies,
Comme ces draps
Sur le pré,
Ces cotons qu’on suspend
À la lune
Tu as lavé
Les carreaux,
Et le monde est transparent
Une crique,
De sable blanc
Des poissons immobiles,
Pêche facile,
Des passants roses de soleil,
Une glace au citron
Coule sur un poignet,
Deux heureux,
Un enfant,
Une abeille,
Dans l’eau du sorbet

Le I dans Leben

Haushaltskasse

Le petit cochon,
Couenne violette
Oreilles roses
Caisse des dépôts.

Le nourrir d’un cent
Si tu faillis, et craques,
Facilité.

Azur ?” Ach so
Oiseau ?” Ach so
Basho ?

Ne te mire pas dans les yeux du monde entier
Boule à facettes en kimono,
Trouve le chemin de ton reflet dans une seule flaque d’eau,
L’étang est au bout de la rue,
Il est surtout à tes pieds,

Sur le bois rouge du cornouiller
Graver cette spire
En miroir,
Symétrie,
Front à front
Deux cygnes sur l’eau
Simplicité
Ni brume,
Ni burg dans la brume,
Encoche au couteau
Dans le bois virtuel d’un bouleau
Tu dessines la flèche,
Jeeves fait l’archer.

Un cent,
Tu tournes autour
Du pot,
Un coeur,
Un carquois
J pour Guillaume Tell
A pour ta pomme,
En couronne,
Un mot
Du I et de Leben,
La somme

Le I de Leben

Écrire sur la brume
Sur un moulin à légumes
Qu’il en soit ainsi
Ta scie,
Gimmick,
Tu es une femme
De l’intérieur,
Qui fait le ménage,
Ta muleta,
Une peau de chamois,
D’un rose vanille-fraise
Ton Graal,
La formule idéale
Pour faire les carreaux,
Le verre des demi-lunes
Ouvertes sur la table basse

Le I dans Leben

Chat sur le sofa
Étend ses jambes, l’étang, tour
À tour, la pluie
Le beau temps,
Le poème relâche ses contours
Rigidité du corset,
Dont Jeeves, métal précieux,
Défait le sinueux,
Si noué
Du lacet,
Après la virgule
La voix tonitruante de Roberto Benigni,
Jeeves me fait rire,
Les fanons de baleine,
La voie est libre,
Sur le parquet

Le I dans Leben

Très cher Jeeves, être
Sans étiquette de prix
Monsieur-Le-Monde-Tout

En septembre, je reparlerai de septembre

Prendre la température de la couleur du gilet des gens

Octobre, vérifier le bon fonctionnement de la machine à fabriquer de la brume, faire les étains de l’étang, souffler dans les bronches des oies qui prennent leurs quartiers, parce qu’ici, l’hiver, c’est l’été, ma bonne dame,

Novembre

Décembre, un virus inédit ? La trève des confiseurs dans les tranchėes, mais sans fruits confits, cédrat, angélique, seule Sophie, quasi Rostopchine, s’en est gobergée au siècle avant-dernier,

Immuable trame, usée jusqu’à la corde,

Un corbeau

Un arbre

Un oiseau

Un poisson-chat dans son bocal le museau collé contre le verre blanc, et qui fait la grève du rond dans l’eau, parce que la burelaine qui tient le blog astique ses poncifs, mois après mois, almanach du moi sempiternel

Janvier, nouveauté, un perce-neige

Dans le dictionnaire, cherche neige

Escroquerie sur la marchandise, dirait Jeeves

Un bocal carré oú carrer le poisson qui me fait la leçon
Parler à un animal de papier
”Oncle Ho va te mâcher”

Sur l’établi

Bombe

Doubler le son
Extirper aux forceps
Du truc, un bonbon