Le Monde de Selçuk, deux de juillet
L’homme et son ombre
À livre ouvert, adossé
Au mur d’un regard
Lecteur
L’homme et son ombre
À livre ouvert, adossé
Au mur d’un regard
Lecteur
Betterave rouge sang de
Taureau édulcoré à
La framboise, douceur
De fils blancs et roses
Au dedans, une marinière
Au jus de cerise
Sakura qui tourne
En rond
Pluie de carnaval
Confetti,
Tache de rougeur
Sur le radis
Daïkon
Strapontin
Arturo Brachetti
Fait le poisson-clown,
Darne deux-tons,
Pinpon,
Enregistrer le brouillon
Je fais le ménage
La poussière toujours revient
J’ai failli écrire,
La poésie
Un sceau-cylindre
Rouler, message de la pomme
Aux deux joues, blanche, rouge
Jeeves, Hawaï, Cachemire
Costume anglais, chaussettes de
Fil d’Écosse, Fanfan
La Tulipe cousue
Sur son coeur
Voyage au coeur d’une
Pierre, Roger Caillois, boteh,
Et ce livre, du pays
De la beauté, des patios,
Des monts sous la neige
Bleutée, l’oblitère, le ciel
L’été, l’oasis
D’une coupe argentée, rose
Givrée, hermine et grenat,
Une grenade
Incisée,
Peinture sur soie,
Une miniature,
Ante les temps durs,
Ceux sis
Unité de lieu,
Où pour un mot,
On laissait parler
Les pierres,
Lapidaires
Jusqu’à l’extinction du feu.
Coeur éteint
Juan Gris ?
Malevitch ?
Aucun nom ne vient
À l’esprit.
Un mosaïste
Anonyme,
Toute la vie
Devant lui, pour couper
Ses tesselles,
Toute la mort,
Plus encore,
Pour les assembler,
Larmes des anges,
De temps en temps,
Pour en raviver
Les couleurs.
Cendres de
Pompéi
Au restaurant de Jeeves,
L’hôte apporte sa carte des
Faims. Et fait confiance
(Ni tripes, ni lièvre au
Sang)
Calme plat sur la
Linea, ce trait de toi
Qui , l’hiver vocifère
L’été, rien ne bouge,
Faire la planche sur le dos,
Un poisson dans l’eau
Ni bien ni mal sans
Complication couper court au
Superfétatoire
La feuille éjectée
De l’arbre, comme l’oiseau du
Nid surnuméraire
Ne tombe pas de
Haut, terreau de la main qui
La recueille, asile
Où dans la ligne
De vie sans peine
S’enracine