ce que vos yeux vairons

« La guerre du feu »

La vache rumine
Le temps c’est du lait,
Infiniment mère
Deux de ses passe-temps
Cupidité,
Coulant du pis
De la stupidité,
Quand l’intelligence vache
Vient en lieu et place
Du coeur,
L’Homme,
Moins qu’une bête
Déshonneur
Parmi ses frères,
Animal,
Fleur

18 juin

Ils ont écouté
Un inconnu leur dire que
Les amaryllis
N’étaient plus que l’ombre
De ce qu’ils avaient été
Mais que rien n’était
Perdu.
Un mot après l’autre,
Qui pèse de tout son poids
L’axe de rotation
Des choses penche, la nuit, sur
Le pas de la porte,
Prend le soleil,
Les pots en fleur
Les mots
S’enfoncent dans la terre,
Essences,
Tout ce que tu peux imaginer,
De champs à moissonner

petite marchande de tapis verte

Lourdement bâtée,
La mouche chassée par la porte
Passe par la fenêtre

La moindre source

Pour étancher ma
Soif, Jeeves me fait pleurer de
Rire, « ravale tes larmes »
Les bons jours

Certifié non-conforme

Jeeves, anti-matière
Grognonne quand je suis heureuse
Primesautier quand
Je suis en hiver

Le néon et la grâce

Beau Danube Bleu
Nuit. J’ai assouvi ma faim
Pour la Beauté, grain
De riz, et lumière
Luciole

Un pas

La mouche verte m’agace
Jeeves balaie du revers de
La main mon projet
« C’est un Veronese »
Je lui tiens la fenêtre, comme d’autres la porte…

Jeeves passe sous silence

Me fait poireauter
Ne pipe mot. (Impression
D’être une parvenue
À rien avec lui)

Jeeves, droit dans les yeux

Jeeves touille les betteraves
« Dans les bonnes maisons, on dit : « fatiguer la salade… »

Je pousse à la roue

Si vous saviez de
Combien de retranchements
Dispose Jeeves…