ce que vos yeux vairons

Limite

La petite bête
Est gonflée, forcément, tout
Le sel des bretzels,
Au Commandeur
Aveuglé par tout ce blanc:
« T’es jamais content »

la petite bête s’entête

Devant son salar,
Le Commandeur est songeur.
« Le sel de la terre »

Cela même

La petite bête
Du pré aime la mesure
De son pré carré
La petite bête
Bat la mesure, désherbe
Le désert, salar

Point d’équilibre

Une petite bête
Au pré lèche son bloc de sel,
Sa parcimonie
Une petite bête
Grignote des bretzels sans
Compter, sa largesse

Poésie ?

Ora et labora
Au point d’équilibre, le suc
Des mots, musique

Noir et or

Humeur changeante
D’un ciel d’orage. Ouverture,
Don Juan de Mozart

Sa silhouette

Il se saisit
D’un pantographe
Réduire à sa plus simple
Expression
Ce solitaire,
Coeur insondable
De la pierre
Serti
D’un chaton de lumière,
Trou noir.

Dans la cuisine,
Tout l’Univers,
Au bout du piézo, la foudre,
Qui pousse une fleur bleue
Sous la casserole qui bout

Au jardin,
Un parterre de cosmos
Semé qui frémit vert

Un pot,
Un pied d’oeil de Suzanne,
Onyx iris
Cils à la poudre de pollen,

Qui

Silhouette

Es-tu,
Sans pelage précis,
Sans tête insistante poussant ma jambe,
Façon de parler,
Spectre clair comme de l’eau de roche,
Cet enième errant à nourrir,
Ta place, ce vide à peine gris,
Parmi les pelées peaux de lapin
De la clientèle du matin,
Chat est ton nom,
Poésie ?

Elle te gonfle (le brushing)

Un jour bandeaux lisses
En feuilles d’ail des ours, l’autre,
Elle te hérisse,
Ta tête d’estragon,
La poésie

15h45, Portmeirion

La poésie.

Cil sous la paupière, son bras tangentiel qui raye, vue sous les barreaux

Surtout cailloux, à la pousse nocturne, prédilection pour les talons

Une empêcheuse de tourner dans le sens qu’on veut

Tu es un arbre-bouleau et elle te plante le drain d’un bic dans le flanc

Lui faire une sève amère, une bile d’ours, écraser de la quinine dans son sirop, apprendre le tricot, sauver sa peau, la laisser à jeun, tu complotes comme une empoisonneuse, tu veux lui échapper, à cette tête-de-lotte-de-rôdeuse.

La poésie