ce que vos yeux vairons

Sonder les coeurs

En la haussière,
Le creux,
Ainsi que ceux
Que l’on trouve aux troncs
Des arbres.
Son petit animal,
Le vide,
Et le nid
Autour duquel
Louvoyent
Trois torons,
Trois chatons
Pour une pierre
À l’eau si pure,
Qu’aucun contour,
Cheveu de nouveau-né,
Fil de soie d’une toile d’araignée,
N’en révèle la présence,
De la nuance
À peine plus pâle
De son ourlet.
Terme de corderie,
Ce vide enfoui
Entre les fibres
De chanvre,
Loge étroite de la poésie,
Prend ici
Ce nom,
L’âme

Petite île

La mer a sa mouche,
La Discrète
Pointe de riz venere
Appliquée
Sur la plinthe
De l’horizon
Gommées,
Les falaises vertes
Des Marquises,
D’ou dévalent
Des torrents clairs,
Des nuages de chevaux
Sans maitre.
Ici, de bon appétit,
Un bol de crevettes,
L’orient gris, damas rose
Des carapaces,
Le rêve

Sous la surface du silex, la mer

Le vent

Sur le gravier
Qui ne bronche pas.
Le pied d’un elfe déchaussé

Le vent dans les immortelles

S’riecht nicht nach Maggi
Sondern nach curry, du bist
Alexanderplatz

Tampon

Du labyrinthe
Des sculptures,
Des crans de sable
Tarabiscotés.
Dérouler,
Des doigts de pied,
Jusqu’au talon,
Un sceau-cylindre à demi,
Mésopotamie,
La dune
Sur le parquet,
Une langue à glyphes
Crissant,
Codex de la semelle,
Au dit humide
Comme un pneu dans la neige.
Au coin du radiateur,
Deux baskets qui sèchent
Dessous, des grappes de mots
À l’encre-lyo,
Dont des pans se détachent
Il fait chaud
Évaporation du sens.

Linaigrettes, la dune. La lune

Détail

Courbure d’une barque
Solaire en bois de bouleau,
Bords roulottés verts,
Corne fendue
Sans animal
Copeau
D’une endive.

Faire toute la lumière

Portage à domicile, poème dans la norvégienne

Attachée par les liens
Du songe à un anneau,
Comme un cheval de western
À la porte du saloon,
Ma cavale.
Je la hèle,
Le rêve,
À peine le temps
De le dire,
Et me voici
À vos côtés,
Mes aimés.
Une petite pierre
Dans le jardin
De ta théorie, Albert,
Ses motifs de fleurs,
Et de cachemire.
Semés, botehs,
Manière de gravier
Sur un tapis
Volant