ce que vos yeux vairons

Eux, muets

Tu, monologue,
Tu lâches un pigeon,
Qui file droit,
Ne connaît pas la boucle,
Encore une pièce,
Dans le bandit manchot,
Tu secoues la machine,
Tu as aligné les trois cerises,
Mais elles restent accrochées

Enchevêtrement

Chaussure trop étroite

Quadriller le ciel
Soleil, dans de petites
Cases. Lion en cage

Tu es
Dans une boîte de
La nuit. Indistinctement,
Le parquet, est plafond,
Leurs briques de verre.
À la renverse,
La pâte du rêve,
Le marchand glisse
Un grain de sable
Sous la paupière,
L’oeil fait oeuvre
De nacre,
Paraison satinée
D’un morceau d’eau,
Poire d’une perle baroque,
Une larme,
Mise en lumière,
Photon,
Man Ray

Miroir réfléchissant

Au tréfonds de l’eau,
Où pénètre le soleil,
À peine une granule
D’homéopathie,
Une particule or
Sur fond de fumerolles
Noires,
Sous ces tropiques
Profonds,
Un doublon en suspension,
Un poisson dort
Immobile, lanterne
Sur le front, veilleuse
Au chevet d’un enfant,
Étoile blanche
Sur le chanfrein
D’un cheval
La nuit, ici,
A plongé,
Un lumignon,
Et le ciel,
La Voie Lactée,
Au goutte à goutte,
L’été

Les carreaux

Il y a ceux qui
Se posent sous ton pied. Ceux,
Si ensoleillés.
Ton pas aveuglé
Te plonge dans un abîme
De perplexité

Du jour, à la nuit, glissement

Les choses dans l’ordre, poème

L’abeille peint toujours
La même icône, élever
Sans cesse la même
Cellule de papier

Lisant un livre de Philip K. Dick

Du liest Effi Briest
Ich fürchte dass der Meister
Wieder schwanger ist

Ramboutan, l’été

Lychee, Jeunes Gens
En Colère, puis vient, avec
La doucine des ans,
La couleur

Fruits, l’été

Une pinacothèque.
Judith et Holopherne
Défaits, méfait
De Salomé

Freude

Du haut des gratte-ciels,
Arc de triomphe des astronautes,
La fin des guerres,
Des millions d’écus noirs et blancs,
Des liasses de papier journal
Effilées en serpentins,
En torrent sur les têtes en liesse,
Y aura-t-il des fanfares,
Des écureuils saouls
De donuts,
À Central Park,
Dans les cendres chaudes,
Départ d’un feu,
Des soleils qui tourbillonnent
Dans le soir,
Haendel