Aux grands maux, les grands remèdes
Pas de volant, ni
De sequin, la jupe-crayon,
Crayon Ikea,
« Ça veut dire quoi, hhum ? »
La boule ne répond pas. Elle
Contemple son Dell,
Qui cartomancie,
Lui, en suédois
Pas de volant, ni
De sequin, la jupe-crayon,
Crayon Ikea,
« Ça veut dire quoi, hhum ? »
La boule ne répond pas. Elle
Contemple son Dell,
Qui cartomancie,
Lui, en suédois
« Mais tu es de bois »
Trop de bras, et tant de mains,
Dit la diseuse
Puis après avoir
Longuement observé le
Ligneux des nervures,
Sa divination
« Tu es un arbre ». Tendant
Une main, son prix
« Tu me donnes quoi ? »
Le ginkgo se coupe une
Mèche de cheveux
Elle en éprouve
Le métal, croque dans une feuille,
Comme un vieux changeur
Sa lueur, à la
Feuille d’or sur un laque verni,
Puits de son regard
Disque du soleil
Sur la nuit de juin, rien, à
Peine un filet noir,
Sa canine aiguë
De chat brille quand elle sourit,
Une paillette, la dent
S’émaille, cloisonné
De Chine, détail
Le malheur, en mode
Mineur. Tes larmes jouent aux billes
Sur tes joues rosies
Noch klein sein
Rien de grave
La libérer de
Son labo biohazard,
Où elle s’est terrée
Luc Jardie qui vit
Son hiver dans l’ossature
Bois de sa baleine
Ce que l’on garde
Sous l’eau, anaérobie,
Ou branchies, museau
Doux des lamentins,
Qui paissent, dans le carré des
Laitues de mer,
Et les rayons du
Soleil, que la surface
Forge jusqu’à l’oblique,
Et rebondissent
Tout remonte. Bulle d’air,
Qui roule, sur le jet d’eau d’un
Évent, seul fétu
De Jonas, ombre derrière
Les canisses des fanons
De loin, on dirait
Un trait noir. De près aussi.
Comme un fait exprès