ce que vos yeux vairons

Le rouge aux joues

Tu louches. Nez-à-nez
(De clown) avec le noyau
Blond d’une cerise

Nuage d’orage

Politesse d’un roi
Qui arrive après l’heure
Ne pas faire de mal
À la fleur. Patience
(Dans l’azur, mais je digresse)
Un à un, les pétales
Tombent, le signal
La trombe

Diurne

À quai. Escalier
Qui descend sous les flots, et
Sur le pas d’une
Porte, une chaise,
Dont la paille vague dans
Le courant, de la
Vaisselle empilée, dans un
Tesson de tasse, gingerbread,
Une étoile de mer,

Biscuit-kaolin
Au goût vaguement salé
Prendre le thé
Puis, remonter, par

Palier, des profondeurs
De la sieste

La Terre, et tous ses occupants

Nous vivons, milliards
Sur un petit grain de smalt
Autour, tout est noir

En un éclair

De combien de pas
S’éloigner, une seconde
Lumière ? pour ne plus
Voir, à l’instar du
Du jonc bleuté gitane d’une
Couronne de gaz,
Le halo de la Terre

Ding ! Olivetti

Ta vie, passée en
Accéléré, succession
D’infimes cliquetis

Corps d’un fauve

Colonise  la peau
Qui s’oublie sous le soleil
Quand le vent sur elle
Soufflera, découvrira
De claires ocelles,

Sable

 

Jouet du vent

Même la trace de la
Trace que tu auras voulu
Laisser passera
Tu te seras évertué

Nuit, fish and chips

Vitelotte passée
Par le fil d’un coupe-frite,
Et poulpe pané

La roue

Es-tu un glacier ?
L’eau de sa lyse au soleil
Éparpillée
Recombinaison
Des formes, tu es, dans le
Tambour, tour à tour,
Inox, linge, savon, et la
Température,
Cinétique de
Manège, échelle des degrés,

Devant le hublot,
Une main pousse un panier.
Osier