« Siehst du, Laura », dit
Maman, mémoire olfactive
Tiré d’un film à
L’eau de rose, wer weiß
Traverser à pieds
Secs le temps d’une chanson
Curry unter den
Linden, pastrami dans la
Forêt de béton
Tapis noué main
À quoi rêvait-elle, celle
Devant sa lisse
Assise
La chaleur, sa cire
De sueur sur les doigts
Glissant sur la lyre
De la laine, couac
D’une fausse note, à jamais
Tapie dans le tapis
Ou bien était-ce
Une mouche dansant
Sur le carton à dessin
Qui oblitéra
De son ombre le motif
Désiré, boteh
J’ai voulu de toutes
Mes forces pointer l’aiguille du
Compteur vers le Nord
On ne refait pas la guerre, dirait Walter
Le cénotaphe
Se remplit de terre et d’os
Tu rembobines
La clepsydre