ce que vos yeux vairons

L’abeille

Son huit sur la vitre
Du bout du doigt, ne l’effleure,
Le ceindre. Bretzel

Gisant

L’automate du
Derviche tourneur est tombé
De fatigue.

« Joker, le fruit »

Midi. Il fait chaud
Sortir, chaise et guéridon
Presser le fenouil
Comme un citron

Un loup, sur le visage

Le sexe des anges
Sous leur cape blanche. Du
Divin, au purin

Le poser sur son oreille. Ou pas. Faut voir

Fenouil, coquillage
Fenouil, semblable à un
Coquillage

Phénomène

Un homme est entré
Lentement dans les ordres
Devenu tortue

Porte des étoiles

Spirale. Labyrinthe
Auquel on a ouvert les
Bras. Envole-toi

Magnanerie

Sur la feuille, j’écris
Mûrier, fil du cocon, noms
Du monde des aimés

Mais aimer

Ruban d’Ugolin
« Je suis l’as de trèfle
Qui pique ton coeur »

Tous les matins

Je me recueille
Sur ma mue, celle d’hier,
Que je ne suis plus

(Puis je me brosse les dents)