En cascade

Lyophilisée
Commuée en sable,
Eau
Au sein de l’oya de pierre tète le désert
Éblouissant salar
Liké de gemmes
Sans le sang la sueur et les pleurs en liqueur
Toi lis coeur moi, stranger ?
Que nenni
Poème, plate outre
Mais de la graisse sur le papier parcheminé
Laissée par une trace de doigt
Jaillissent en flambeau
Les candélabres autour de l’oasis,
Les chiens de prairie,
La petite maison dans les bois,
Le chant des dunes
Le champ de fleurs
Sur le pierrier,
Obole
À leur pied,
Opale
D’une goutte
De rosée.
Émoi
Qui tais~je
Point d’interrogation
Procrastination
Libre
De toute élingue,
Sectionnée
Par une murène ?
Broutée
Par un lamantin
En mal
De fil dentaire ?
Est le casier.
Vous le reconnaîtrez,
Rideaux aux barreaux
D’osier,
Pot de géranium~lierre
À la fenêtre
Entrouverte,
À l’embouchure
De l’entonnoir~hante~eau~noire,
Ronde,
Elle ne peut sortir de ses gonds,
Inspirée d’un lointain
Bilbon,
Une porte
En liège de bouchon,
Avec sonnette
À son nom.
Là est le lieu
D’un Bernard
Sans ermitage,
Son coquillage
Pulvérisé
Par un pêcheur à la dynamite,
Heureux.
Son ami est Nemo,
À l’heure du thé,
Sablés au gingembre,
Et rêveuse chenille
Au narguilé,
La Langouste Atmosphérique
Au piano mécanique
Joue,
…des ronds dans l’eau…,
L’heure tourne,
Et le soleil fond
Flambeau au front
D’un poisson~lanterne,
Bribes en bulle,
Monte,
Par lents paliers
Vers le monde d’en haut
La chanson