ce que vos yeux vairons

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En eau noire

Capillarité
La nuit, par les fondations,
La terre. Le ciel, en
Dernier

Vers la nuit, un jour sans pluie

La nuit, oasis

La mer rentre au port
La plage, petite enfant, joue
Ses croissants de dune

Planter les algues, les poissons, le coffre au trésor

Rivage, livré, comme
Une maison, « clos et couvert »
À l’intérieur, tout
Reste à faire

Rideau, le soir

Les salamandres

Le soir tombe, emporte
Par accident une feuille  dans
Le torrent
Dans le placard où
Pend un bouquet de livèche,
Les gobelets de
Grès bleu
S’riecht nach Maggi

Ouvrir la bouteille
De vin de Bade,
Le coeur d’un bretzel,
La frise de bois
Du balcon
Qui liseronne
Autour de la maison,
La forêt, noir
Et vermeil

Casque d’or, cuivre

Au jardin, soleil
Levant se coulant sur sa
Tête, la ceint d’un pschent
En feu

Mouvement, balai d’essuie-glace

Cela pourrait être
N’importe qui
De mauve.
Un hématome qui s’épanche,
Des tiges de digitale,
Couchées dans un fossé,
La pluie.
Mais le message
Est brouillé,
Le vent s’est levé,
Et la nuit

Querelle d’experts, cour de récré

Bisbille autour du
Calot. Qui a carré des
Carrés dans la sphère ?

Trois maquettes

Désert ordonné
En un chaos. J’ai ôté
Les épinettes.

Vois, la tour du haut
Château, sur la brume,
Des traces de pas,
Comte de Télek.

Le pierrier pourrait
Tout aussi bien
Trouver son granite
Rouillé dans une boîte
De Blonvilliers.

Carré, le grès blanc
Au cordeau, alignement
Des ombres,
Forêt Noire,
Erstein