ce que vos yeux vairons

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Poème, universel donneur

« Laissez-moi passer,
Je suis médecin »
Ainsi, se fraie
En ton sein
Ce fragment de phrase,
Qui ne semble s’adresser
Qu’à toi,
Ainsi que la troublante
Anamorphose, qui fait mine
De te suivre du regard,
Dans la foule
Huile d’un tableau,
Onguent sur un coup
Au coeur

Voile blanche de felouque
Le jour se lève sur le Nil,
Ombre de piéride

La nuit, l’été, le jour

Enchevêtrement

Chaussure trop étroite

Quadriller le ciel
Soleil, dans de petites
Cases. Lion en cage

Tu es
Dans une boîte de
La nuit. Indistinctement,
Le parquet, est plafond,
Leurs briques de verre.
À la renverse,
La pâte du rêve,
Le marchand glisse
Un grain de sable
Sous la paupière,
L’oeil fait oeuvre
De nacre,
Paraison satinée
D’un morceau d’eau,
Poire d’une perle baroque,
Une larme,
Mise en lumière,
Photon,
Man Ray

Les carreaux

Il y a ceux qui
Se posent sous ton pied. Ceux,
Si ensoleillés.
Ton pas aveuglé
Te plonge dans un abîme
De perplexité

Du jour, à la nuit, glissement

Obole

L’eau de la fontaine,
Rassemblée dans l’oeuf de ses
Deux paumes, abreuver
Le chevreau en sa
Demeure, cœur du promeneur

Portrait rouge

Fil rouge, récital

Comme à la serrure
De certaines armoires pendent
Leurs pompons de
Passementerie,
À la figure de
Proue de sa viole de
Gambe,
Entre ses jambes,
Le couffin de  bois, le sans
Poids d’une image,
L’archet, accord sur
Le beau corps
D’un songe,
Man Ray,
Jordi Savall

Non datée

Anthropomorphe à
La voilette, éclairage nuit
Tous les chats sont or,
Lapis-lazuli