ce que vos yeux vairons

Absolue

Sous le soleil coupant. Le corps concentre ses sucs comme un fruit sec, son ardeur, aussi.

Impressions

Le foin, qui sent la poussière, un lointain origan, décombres d’herbes fraîches, qui pique le dos en sueur, aiguillon d’un insecte, le dos cardé, mi-ombre, entre deux planches, par un noeud du bois de la porte, jaune, le soleil, jusqu’à la rouille et la patine, le soir tombe, la peau, tous les feux s’apaisent.

Pour M. de M.

Celle qui toutes les réunit, la saison-mère, umami, et son jaillissement, avril est un geyser, Old Faithful, fontaine Aréthuse, où tous se penchent, l’eau est miel et ciel, le soleil, bleues, les vagues. Un pin sylvestre pousse lentement, son odeur camphrée, une stridulation, une cigale répète. Bientôt, l’été.

Menton, l’étang

Mon annonciade, ses voûtes qui verdissent, le soleil passe sur des tesselles de feuilles, frisson de vitrail, et le ciel, et la lumière, de tout leur bleu, vernis transparent du chant des oiseaux, derrière le jubé, quel dieu louer, je tremble. Le désir, êtes-vous le printemps.