A ton âge

par marronbleu

Une maison, un bébé pleure, et ses pleurs qui passent, puissants, murs et fenêtres, tout est fermé, ce grondement, de fond de grotte, in-desarticulé, plus tard, sera parlé, à voix de plus en plus basse, sa houle, son grain de haute mer, « j’ai faim, j’ai besoin de toi », plus de tempête, « tu es grand, maintenant ».
Mais j’ai mon grand cri sur les bras, comme un oiseau prêt à fondre.