ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2019

Histoire pour un liard rouge

Sous la cire noire d’un pétale d’aeonium,
Disparaît l’étrange figure, masque africain,
Bouclier oblong, feuille de laurier rouge et
Mouvante, le dos d’un cherche-midi, je me
Penche sur la plante, l’oreille sur son calice,
Étrange coquillage, je rêve qu’il s’en élève,
Un mélisme, bribes d’une mélopée, la silhouette
Du Nyiragongo, un visage sombre et
Mystérieux, car n’est-ce pas ce que l’on attend,
D’une fleur, à la porcelaine couleur d’obsidienne,
Mais, à l’instant de revenir du sommeil,

La brume, venue du bois de pins

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Ombre d’or

Quelque chose se passe, sur ton visage,
Un nuage te fait grise mine, puis, tu souris

Marelle, sauter dans la flaque, marcher sur le ciel

Jpeg

À l’ancre

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Eau de senteur

Prise au collet de
La haie, l’exhalaison de
Chèvrefeuille, il pleut

Les affamés

Le regard-guéréwol, l’oeil grandit, et dit,
L’avidité, le coeur a les joues hâves

Le rivage

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Marée basse

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06/06

Je veux croire que les rochers sont restés roses,
Depuis la grande mattanza, de cette couleur
« Grès écrasé », pulpe pourpre des muscles dont
A coulé le suc, confiture, qui barbouille les hommes,
Qui flottent. Rose, couleur de pouponnière,
Les hommes appellent les mères, avant de faire le mort