De l’autre côté du mur

par marronbleu

L’air chaud gondole les images de la rue,
Qui s’articulent, comme les panneaux d’un paravent
Un oiseau, époumoné, son cri, le silence, motif répété, da capo,
Je pense aux plis du corps d’un accordéon, aux plaquettes
D’un éventail, qui s’ouvre, et de referme brusquement, impuissant,
Une voiture fend l’impression, comme le vent dissiperait les spires d’une fumée qui monte, l’ouvre ainsi qu’un fruit mûr, une grenade, des crevures de laquelle les grains roulent, emportant avec eux le mirage, dans un bruit de bête mugissante, que la climatisation enroue
Au loin, la teinte du son de la cloche qui se fêle