Le rouge aux joues
Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés
Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés
Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser
Loin, le perron. La maison est un point gris
Sur une ligne bleuissante, la mer en horizon,
Ou sont-ce déjà les nuages, l’ombilic de l’allée,
Dans l’ombre des arbres-à-noix, je t’en conjure,
Ne prononce pas le mot, une vague venue de nulle part
Pourrait t’emporter, nourrir sa vouivre.
Ici, l’entrée, la terre, plus tout à fait, le divan de pierre
En demi-lune, et sa fontaine arrêtée, des flots de lierre,
Sur l’assise usée, j’attends, dans mon flacon de verre,
Une goélette de papier, des embruns de coton,
Des cris de mouette, qui fuient par le goulot,
Un parchemin réduit à sa plus simple expression, mon truchement,
Poésie-Jivaro, écoute, c’est tout petit
Sur le divan de pierre, assise, j’attends
Glutamate, mal de
Tête chinois du lecteur
D’estampes, les yeux las
Le mendiant quitte le
Parvis en trois pièces, le fol,
S’adosse à sa place
Cheveux en rayons
D’une Vénitienne, séchant
Note de tête
Tu sens
Le froid, la fumée, la buée sur le pull
Le cuir de feuilles mouillées
On en fait des chaussures, qui sentent le souterrain, le champignon, l’aven dans l’obscurité
Les feuilles brûlent, et il pleut, panache du banya,
Des odeurs, des sous-odeurs, dans les volutes s’entassent du brin de tabac de fond de poche
Du cornet de papier que consume un marron noirci
De la pierre gréseuse, le vent qui tournoie et use les arêtes des blocs rouges de la cathédrale
Une gargouille pisse, rêveuse, dans le col relevé d’un passant, qui s’ébroue
Ça ne sent pas le chien mouillé, mais le cerf, violemment,
La harde autour de la mare, la prêle, l’eau dormante, corrompue de plumes, d’os, mais rien ne pue,
L’air balance les palmes des fougères, les premiers cristaux du givre
Sens-tu
Monnaie qui n’a plus
Cours, billet d’un corme, liard rouge,
Pivoines, dans la poche