ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2019

Assembleur au plan

Proésie, mon seul organe à jour,
À contre-jour, deux jambes, les bras, la main qui écrit,
L’autre en reposoir, quand la tête penche, lourde,
Deux cercles, quatre traits noirs, au bout de l’un, un index-à-taper-sur-le-clavier, la bouche est amovible, subsidiaire, un bonhomme de neige gelée, de neige qui fond, de neige fondue, les yeux au charbon tombent, états de la matière
Retiens cela, cette succession,
Carte d’identité avec photo vague
Bonhomme de neige à tort et à travers, fers à bétonner dans les chairs, ombre de l’eau projetée, puzzlée comme un verre qui se brise

Conjectures

Tuer le temps. Mais avant, se demander
S’il se laissera faire. Son cadavre,
L’Éternité, l’embaumer, le faire durer,
Tenir sa petite main emmaillotée,
Jusqu’à ce qu’il ne se réveille pas,
Tout, et vide
Tu n’as rien lu
Le poème n’existe pas, plus

Sens unique

La peau est aride,
La peau, ce qui recouvre
Une main. Pour toucher

Monter

Jpeg

Carpes

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Trois foulques

Jpeg

Souche

Jpeg

Eux, toi

Violon, dans l’étui
La clarinette n’ira
Plus au bois. Denkmal

Être leur stèle de
Chair, à la verticale du
Souvenir, étoile

Herbst, herb

Substance noire, le tronc,
Ses ramifications, grès
Flammé, les feuilles. Rouge

Et puis, vint la pluie
Coruscant jusqu’à la rouille,
L’arbre, à la casse

Forêt de coprins

Le vénérable,
Lamelles violacées, Jorge,
Celles du jour, rosées