ce que vos yeux vairons

La nuit, l’été, le jour

Mais, le Défenseur du temps

Tu consultes ta
Carte d’identité.
Tu la déplies,
En te demandant,
Si depuis le temps,
Les choses ont changé,
Des collines arasées,
Une autoroute aux champs,
Là, une ville nouvelle,
Comme un bouton d’acné,
Tu comptes surtout
Les couches de pelure
D’oignon, qui s’amoncellent,
Un cerne de plus.
Elle fait les comptes
À la minute près,
La photo en haut,
Dans le petit carré

Eux, muets

Tu, monologue,
Tu lâches un pigeon,
Qui file droit,
Ne connaît pas la boucle,
Encore une pièce,
Dans le bandit manchot,
Tu secoues la machine,
Tu as aligné les trois cerises,
Mais elles restent accrochées

Enchevêtrement

Chaussure trop étroite

Quadriller le ciel
Soleil, dans de petites
Cases. Lion en cage

Tu es
Dans une boîte de
La nuit. Indistinctement,
Le parquet, est plafond,
Leurs briques de verre.
À la renverse,
La pâte du rêve,
Le marchand glisse
Un grain de sable
Sous la paupière,
L’oeil fait oeuvre
De nacre,
Paraison satinée
D’un morceau d’eau,
Poire d’une perle baroque,
Une larme,
Mise en lumière,
Photon,
Man Ray