ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2026

En attendant les trains

Chaos de grès, écrasant quartier impérial
La voûte pavée de verre, soleil à la loupe
Souviens~toi des bains omeyyades
Vers la Voûte Étoilée, Koechlin
Sous la serre surchauffée de l’Est, un point d’eau
Tête d’épingle et son filet que tête
Le troupeau sans nombre ni berger
Vert mousse fontaine Wallace gloussant où ?
Frais patio andalou
Devant le kiosque à journaux
Le mutique mendiant tend le bras sans trêve son sémaphore
Vers un rayon invisible mon angle mort
Oui da, un homme bon trois fois rien paie Commercy
À la main
Lui donne, ô ville des mille et une nuits noires châsse de papier cristal
Le paquet de madeleines rouge et or

Les coronaires

Vincennes~Göttingen
Bien sûr ici nous n’avons pas la mer
Mais soudée par l’épaule, siamoise Montreuil
Qui ne songerait là à Monsieur Madeleine ?

Au Centaure, Jeeves

Inquiétude de Jeeves

Oncle Ho est gris
Hier la nuit~hanabi
Matin Cheshire
Ils sourient

Die Zigeunerin

Effusion de roses
Sur le foulard à franges
La nuit~hanabi
Schnee~eider, Romy

L’écrin

Sous le tas de feuilles dures
Tuiles romaines tombées du buisson rétifié,
Une pièce grise,
Un Cinq franc bombé
D’alvéoles vides
Cavurnes qui ont veillé
Sur les métamorphoses
Colombarium plein de vie,
Nulle cellule scellée
Sur une abeille des champs
Au tombeau,
Les longilignes polistes
En Valentin Le Désossé
Ont franchi,
Ailes humides
Échasses des pattes
Avancées
Le couvercle maçonné,
Papier mâché
En voile de berceau

An die Muzik

Logical Song

Deux escargots
Subitement le plan change
Tremblement de terre

Sans sac à dos
Jeeves limace, ouvre une voie
Le long du Cervin

Noeuds dans le cerveau
Perrette et sa roulotte
Vont au bazar

Peaux de phoque colle forte
Chapeau de brousse et appeaux
Une attache~remorque,
Un pare~buffle
Piolet, crampons,
De la salade verte,
Midi approche


Demeure

Teresa non nonna
Elle lave les corps
Cheveux crantés malgré le chignon
Vaguent en bandeaux,
Astrakan noir autour de sa tête
Elle les vêt
Outrepasse
Dévêt les lapins
De leur pelisse
Elle passe la chaîne tendue
La rue est condamnée
Gasse,
Elle paie l’octroi
Rallume les intouchables foyers
Se prosterne devant les autels
Elle aime Dieu
Cette boule à facettes rutilante
Les chants l’encens les lys à Marie en mai Mohn noir pâte blanche du Kuchen,
Semblables aux strates byzantines
De Leur temple consumé
Les chants qui poignent le coeur en latin taillé sur mesure
Rayonnant ciboire enlevé jusqu’aux
Vitraux qui lâche parfois l’arc~en~ciel d’un phylactère,
Regard à la dérobée,
Le corps en grande révérence pêche un peu, capte le voile coloré,
Immatériel chrême qui auréole
De lumière la tête de l’officiant,
Mémé passe l’usoir au fumier
L’église et ses absidioles centonisées est juste en face de chez elle


Du passage Guénot à la rue des Rondeaux

Par la fournaise
L’air pareil à ces paraisons de verre ondule
Le regard, liquide

La côte

À Marie-Thérèse, libre Lys des Lavezzi

1941-2026