Demeure
par marronbleu
Teresa non nonna
Elle lave les corps
Cheveux crantés malgré le chignon
Vaguent en bandeaux,
Astrakan noir autour de sa tête
Elle les vêt
Outrepasse
Dévêt les lapins
De leur pelisse
Elle passe la chaîne tendue
La rue est condamnée
Gasse,
Elle paie l’octroi
Rallume les intouchables foyers
Se prosterne devant les autels
Elle aime Dieu
Cette boule à facettes rutilante
Les chants l’encens les lys à Marie en mai Mohn noir pâte blanche du Kuchen,
Semblables aux strates byzantines
De Leur temple consumé
Les chants qui poignent le coeur en latin taillé sur mesure
Rayonnant ciboire enlevé jusqu’aux
Vitraux qui lâche parfois l’arc~en~ciel d’un phylactère,
Regard à la dérobée,
Le corps en grande révérence pêche un peu, capte le voile coloré,
Immatériel chrême qui auréole
De lumière la tête de l’officiant,
Mémé passe l’usoir au fumier
L’église et ses absidioles centonisées est juste en face de chez elle