ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2021

Drain

Milieu transparent.
Du sang en coule vers la
Sortie, Bic Cristal

Oeuvrer à

Calligraphie dans
L’espace. Le crochet de Mémé
Volète, un coussin
Rond coule d’entre ses
Doigts, en succession
De noeuds.
La poésie, peut-être que,
Ça ne lui parlait
Pas.
La forme ?
De son jardin
Le plus invisible
Possible

Poème

Cet instrument, dont
On ne sort jamais aucun
Son autre que soi

Tache, texte

Point de compression.
Plus rien ne gicle. Puis ça,
À nouveau d’entre
Les doigts,
Qui s’étend,
Se rompt,
Et coule,
Malgré soi,
L’épanchement

La nuit jette un oeil sur le jour qui se trouble

Planète guère

Bruit de friteuse, l’huile
Bouillonne. La pluie sur les bâches
De plastique, dessous,
Uniformément
Vertes,
Les tomates.
Demain,
Qui sait,
Calcinées

« Hungry heart »

La vieille diseuse de
Bonne aventure, qui ne lit
Plus qu’à reculons,
Dans les lignes
De la main.
Elle a perdu,
La mémoire
Du futur

Fresque

Les fleurs sont fraîches,
Les temps sont anciens,
Les couleurs, éclatantes,
Sous le noir et blanc
Où trouver ailleurs,
Les oeillets posés
Dans la vapeur verte
Des branches
D’asparagus,
Les lances
Des glaïeuls,
Debout
Dans de hauts vases
Transparents,
Dont ne se laissent
Voir, que les ombres
Du verre,
Et de sa taille,
Hormis sur
Ces portraits,
Mariées,
Parmi les bouquets

Rivage

Lame d’obsidienne
Franges d’un tapis, des brins
D’écume. Une vague
Débitée sous la
Lune