Être dans le pétrin
L’expression me saute pour la première fois aux yeux,
Se laisser soulever, une farine
Être dans le pétrin
L’expression me saute pour la première fois aux yeux,
Se laisser soulever, une farine
Pétrie d’orgueil, qui
Est terre acide, ma devise
Pauvre. Une cuirasse
De pâte morte, lutée
Sur mesure,
Bardée d’un vêtement loqueteux,
Commander au vent
Qui gifle,
Et marque rouge sur la joue,
Qui nourrit tous les griefs
Plantée dans la tourbe,
Où rien ne pousse,
Suis-je sur le bon chemin,
Fondre sous la cotte.
Est-ce lui, l’habit, qui desserre
Son étreinte ?
Ai-je prononcé
Le bon mot ?
Je lève un pied,
Qui ne me suit pas.
Accepter la tourbe, la cotte, le pied enfoncé.
Est-ce cela, se réformer ?
Poser mille questions, accepter le silence pour toute réponse,
Est-ce cela ?
Que puis-je
Si je suis fourmi
Infime au regard de la
Douleur lointaine.
Mais je suis souris, rat, fourmi
À taille humaine, ceux que je
Peux toucher de mes
Antennes, les aimés
Négligés, vide orgueilleux
D’un poème de plus
Empilé.
Là doit commencer la réforme.
Fondre dans le beau papier le moi criard,
Voir monter à la surface,
Le luxe de ces fleurs séchées,
Dans la pulpe encore humide,
Sa petite constellation
Ton monde est à portée de main.
Le monde n’est pas si loin
Fermer le blog comme
Un parapluie. Aujourd’hui
Est le premier jour
Du printemps. S’ouvrir
À l’essentiel du soleil
De ceux que l’on aime.
Le plus important