Le vent passe
L’arbre n’est plus que
Tronc. Point le bourgeon d’une
Branche, en ex-voto
L’arbre n’est plus que
Tronc. Point le bourgeon d’une
Branche, en ex-voto
L’arbre perd pied, que
Reste-t-il de ses racines
Recueillir, ses cernes
Ils sont l’Arbre, avec
Ses versants, l’ombre aux racines,
L’adret aux vivants
Sous le lierre, le tronc
Qui pousse, bois. Enfançon aux
Bandelettes vertes
La grande lame,
(Plume bifide de stylo, celui d’un burelain géant, rostre, une loco fend
Les hautes plaines du XIXème, Far West,
Et la couche de bitume du sentier,
De plus en plus fine,
L’acier la racle, d’hiver en hiver,
Raboteurs de parquet, Caillebotte,
Hauts murs de plâtre chassés sur les côtés, limes de glace, corridor du manoir éventré par le froid de Varykino
Passage à pied sec de la Mer Blanche, décembre, jusqu’aux racines du thalweg, pousser doucement les troncs, et les arbres tournent sur leurs gonds, entrer
Terre ! Terre ! La neige ! Et le torrent fume, son évent de baleine blanche !)
Drapeaux rouges flottants, comme des bannières, Mittelalter,
Monte, vieux dragon ferraillant, chasse-neige, jusqu’à la maison.
Troncs noirs. Fusains. Fée
La brume déroule son cocon
Sur l’arbre. Cendal
Le jour, où l’arbre
Choisit ses racines, jour de
Première communion
Rien ne le relie
Au sol. Lesquelles chausseront
Ses pieds. Elles, seules, savent