Feuilles de papier
Y aura-t-il mille
Ans encore, à la cime des
Arbres, des livres
Y aura-t-il mille
Ans encore, à la cime des
Arbres, des livres
Ni moellon d’un mur
Qui tourne en rond, labyrinthe,
Un troène libre
Salutation au
Soleil, or d’une bougie au
Sommet de l’arbre
Dans les temples, vois.
Leur ombre qui double celle
Des vieux troncs de grès
Le pré
Carré ordonné où ont poussé, une salle des pas perdus,
Des lignes de cierges, forêt de fûts des bouleaux en chandelier,
Marbre de bois blanc veiné de noir, les piliers
De la cathédrale de Sienne rayée, écorce en marinière,
Les flammes en leur printemps, d’un vitrail vert
Que frotte le vent, son haleine au dentifrice d’herbes fraîches
Ne les éteint, caresse leurs sequins,
Ma déambulation au point de mousse entre les troncs,
Un point à l’endroit, un pas à l’envers,
Le chemin, osier sinueux, qui tresse entre eux,
Fonction à la paraffine,
Les arbres séparés, et leurs coulées de cire
Trois planches en médium
Posées sur la branche, quatre
Clous, et l’oiseau mange
Sous la rue antique,
Égouts, et citernes à eau,
Mangrove des racines
Le vent farine les
Feuilles mortes, meules noueuses des
Racines, pluie azyme
Chemin du lierre vers
Le tronc, collier de chien noir
Vert. Mais, un chaton
Vent, dans ses rubans
Qui se défont, mais, vert, or,
Bolduc en bourgeon