ce que vos yeux vairons

Catégorie: Atacama

En lieu sûr

À l’arrière de la
Pagode, le vieil homme somnole.
Le chauffeur connaît
Le chemin

Nature de l’homme lige

Monde, dénué
D’abeilles. Des nuées d’hommes, longs
Pinceaux posés sur
Les tiges de fleur
De cerisier,
Les pollinisent

Planter les algues, les poissons, le coffre au trésor

Rivage, livré, comme
Une maison, « clos et couvert »
À l’intérieur, tout
Reste à faire

La mare

Dans la clairière comme
En plein jour, lune, au bain, se
Dilue. Lait d’ânesse

Jpeg

Levures à l’oeuvre

Intransportable
Il faut le boire au pis du
Flacon, vin bourru

Sens. Touche

Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx

Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures

Oiseau

Plumes en palmes du Simorgh sur mon visage,
Les palmes du ventilateur tournent, la nuit, la trame, le rêve est sa chaîne

Tous mes tissus

Le vent se lève, convalescent,
Donne de l’éventail,
Je lève les bras, le bas de la robe,
Courtisane, femme de peu de vergogne

Les couleurs

Bio-hazard, le laboratoire-bunker,
Pression positive, la vie inoffensive
Est rejetée à l’extérieur

Je regarde le documentaire.

Entre les perles du noyau des olives,
Mince portière qui bat sous la brise,
Deux mouches, l’une bleue, l’autre verte,
Font leur chemin jusqu’à moi, bourdonnent
Plus fort que la voix-off du téléviseur,
Se moquent de la barrière ajourée
Accrochée à la porte, labyrinthe léger,
Choisir, laisser encore entrer ici l’été

Ossies to Wessies

La longue saignée qui crève le grès, la craie,
Incise le paquet de nerfs de la grand’ville,
J’ai préparé un viatique d’angélus,
Qui tinte son sept heures, roule son bronze pur
Au travers d’un banc d’oiseaux. Demain, j’aurai faim
Et la ville est un désert, de tout, et de rien