ce que vos yeux vairons

Catégorie: Atacama

Les couleurs

Bio-hazard, le laboratoire-bunker,
Pression positive, la vie inoffensive
Est rejetée à l’extérieur

Je regarde le documentaire.

Entre les perles du noyau des olives,
Mince portière qui bat sous la brise,
Deux mouches, l’une bleue, l’autre verte,
Font leur chemin jusqu’à moi, bourdonnent
Plus fort que la voix-off du téléviseur,
Se moquent de la barrière ajourée
Accrochée à la porte, labyrinthe léger,
Choisir, laisser encore entrer ici l’été

Ossies to Wessies

La longue saignée qui crève le grès, la craie,
Incise le paquet de nerfs de la grand’ville,
J’ai préparé un viatique d’angélus,
Qui tinte son sept heures, roule son bronze pur
Au travers d’un banc d’oiseaux. Demain, j’aurai faim
Et la ville est un désert, de tout, et de rien

Surface de Boy

Faire le tour de l’île
Refaire le tour de l’île, se
Perdre en conjectures

Langue des signes

Je tends une main en
Forme de nid. Que voit l’oiseau,
Quatre serres, un ergot

Rien est quelqu’un

J’attends rien, c’est bien
Plus qu’attendre, intransitif,
Rien a un visage

+/+

Penduler entre
Antipodes trait-d’unionnés,
D’étang, à forêt

Kit-Kate au labo

Sa voix, Kate Bush, à la centrifugeuse.
J’isole, de la crème, le lait aigre que j’aime

Ein Blick durch das Tor

Jpeg

La rencontre, le chemin

Je suis à la surface, celle des choses, il faut être lourd de quoi, de quelles expériences, de quelle histoire, de quelles années, pour se laisser couler vers un intime humain, toucher plus loin, que la chair d’une phrase, toucher du doigt, un autre doigt, résister, ne l’inclure, comme un insecte, à la goutte d’ambre qui se fige là.

MilKA

Hier, rien.
Aujourd’hui, deux marcheurs.
Je suis une vache qui paît sur sa terrasse.
Le petit train passe.