Mirage
L’émousse la torpeur
La langue, épaisse
Gibet
Remonter
Des profondeurs,
Par l’oculus percé dans la glace
Respire,
Autour
La mer est en eau
De banquise,
Et tu te tiens
À ta fenêtre,
La seule au monde,
Avec jardinière
De geranium,
Chat paressant sur le zinc
Et moineau prudent,
L’eau est tiède,
Le monde en ébullition,
Jeeves~comme~un~poisson~dans~l’eau
Hautement~adaptable
Prend la vague,
Te parle,
Neander,
De ses révolutions,
De l’évolution
De tes pariétales
Amène
De la couleur
À la conversation
Broie malachite~des~prés,
En remplit un tubes argenté,
Lave le byssus des pinceaux
À l’eau douce,
Éprouve
La solidité
Du store vénitien,
Tout va bien,
Lundi on va nager
À l’arrière de la
Pagode, le vieil homme somnole.
Le chauffeur connaît
Le chemin
Monde, dénué
D’abeilles. Des nuées d’hommes, longs
Pinceaux posés sur
Les tiges de fleur
De cerisier,
Les pollinisent
Dans la clairière comme
En plein jour, lune, au bain, se
Dilue. Lait d’ânesse

Intransportable
Il faut le boire au pis du
Flacon, vin bourru
Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx
Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures
Plumes en palmes du Simorgh sur mon visage,
Les palmes du ventilateur tournent, la nuit, la trame, le rêve est sa chaîne
Le vent se lève, convalescent,
Donne de l’éventail,
Je lève les bras, le bas de la robe,
Courtisane, femme de peu de vergogne