ce que vos yeux vairons

Catégorie: ciel

La brûlure

Le froid.

Le ciel.

Sa glace noire.

Le jour passera t-il

A travers.

L’onglée

Des doigts

Collés

Sur la tasse.

Douleur

De la chaleur.

Manège

Posé du bout des

Ailes sur le vent, l’oiseau,

Ses ronds dans le ciel.

Pour apprendre à voler

La peur d’abord.
Tous les jours.
La cultiver.
Inoculer le poison.
Entretenir la plaie.
Dormir entre les draps
De son cilice.
La haler
Comme un cheval de trait,
Et creuser
Encore,
Toujours,
A la pointe
D’un soc
Forgé
A l’effroi,
Son sillon
Lourd
Et gras.
Et si la peur
S’efface.
Renoncer.
Et qu’un regret
Moins lourd
Que l’air
A un pied
Se noue,
Et s’attache
Le poids
D’une âme
Qui n’aura
Eu de cesse
De défier
La patience
Des cieux.

L’échelle de Beaufort

Le vent.
L’air devenu grand.
Un grand frère.
Un air heureux.
Un air furieux.
Débridé, comme une voiture que l’on pousse.
Le vent.
Un air sans manière.
Qui ne se soumet à rien.
Un seigneur.
Un réfractaire.
Le vent, qui file entre les doigts.
Qu’aucune promesse ne retient.
L’air.
Le vent conquis, un valet.
L’air.
Le vent mis aux fers.
L’air.
Un vent qui rentre au bercail.
Dans ses petits souliers.
Le vent lui ne se soucie pas de ses chaussures.
Il vole pieds nus.

En formation

Elles étaient là.
Elles étaient quatre.
Quatre biffins qui glanaient les champs gelés.
Soleil rasant.
La nuit l’étang grondait et bouillonnait.
Les oies étaient là.
Elles étaient prêtes.
Pour le départ.
Nourrir les oiseaux
Qui resteraient.

Les doigts

Recroquevillés
Sur la plume d’un oiseau.
Fumée de son chant.

Glück auf !

Chemin de croix

Comme un pénitent,
Scarifiant
De la haute pointe
De sa mitre
Le cuir
Bleu pâle
D’un ciel
Convalescent.

Metarmartien

TO/GA

Les très haut

Ils m’ont parlé tout
Bas de Curitiba, et
Là voir leur signe.

Clostermann

Il faut jongler pour
Ne pas oublier les pas,
Mais le cirque est vide.