Sous sa tôle, un bourdon
Une feuille, biscornue,
Roulottée, brune, comme feuille
De tabac, hangar
Une feuille, biscornue,
Roulottée, brune, comme feuille
De tabac, hangar
Fenêtre. Paupière.
Le jour se lève derrière,
Un oeil d’or, soleil
Ténébreux, déjà
Danseur de tango, sa cire
Sur les cheveux, noire
Le ciel sur la nuit
La lune sur le ciel, étoiles,
Sous l’un, sur l’autre
Nuit américaine
Ciel à la turquoise, bleu-noir,
Noir de l’obsidienne
L’oiseau dans l’avion,
Las, ses ailes en soute. Se laisse
Avaler, Jonas
Le premier mot que
Je lus, Constellation, comme
Amelia Earhart
Sèvres gris, glacis
De la pluie, un nuage en
Cloison d’or, lapis
Loin, le perron. La maison est un point gris
Sur une ligne bleuissante, la mer en horizon,
Ou sont-ce déjà les nuages, l’ombilic de l’allée,
Dans l’ombre des arbres-à-noix, je t’en conjure,
Ne prononce pas le mot, une vague venue de nulle part
Pourrait t’emporter, nourrir sa vouivre.
Ici, l’entrée, la terre, plus tout à fait, le divan de pierre
En demi-lune, et sa fontaine arrêtée, des flots de lierre,
Sur l’assise usée, j’attends, dans mon flacon de verre,
Une goélette de papier, des embruns de coton,
Des cris de mouette, qui fuient par le goulot,
Un parchemin réduit à sa plus simple expression, mon truchement,
Poésie-Jivaro, écoute, c’est tout petit
Sur le divan de pierre, assise, j’attends