Boîte noire
L’oiseau dans l’avion,
Las, ses ailes en soute. Se laisse
Avaler, Jonas
L’oiseau dans l’avion,
Las, ses ailes en soute. Se laisse
Avaler, Jonas
Le premier mot que
Je lus, Constellation, comme
Amelia Earhart
Sèvres gris, glacis
De la pluie, un nuage en
Cloison d’or, lapis
Loin, le perron. La maison est un point gris
Sur une ligne bleuissante, la mer en horizon,
Ou sont-ce déjà les nuages, l’ombilic de l’allée,
Dans l’ombre des arbres-à-noix, je t’en conjure,
Ne prononce pas le mot, une vague venue de nulle part
Pourrait t’emporter, nourrir sa vouivre.
Ici, l’entrée, la terre, plus tout à fait, le divan de pierre
En demi-lune, et sa fontaine arrêtée, des flots de lierre,
Sur l’assise usée, j’attends, dans mon flacon de verre,
Une goélette de papier, des embruns de coton,
Des cris de mouette, qui fuient par le goulot,
Un parchemin réduit à sa plus simple expression, mon truchement,
Poésie-Jivaro, écoute, c’est tout petit
Sur le divan de pierre, assise, j’attends
Calcination de
L’oiseau en corbeau, matière
Noire, et volatile
Un vecteur, pointe
De flèche noire, le corbeau va
Crever le nuage
Moine, de l’ordre des
Contemplatifs, le héron,
Juché sur une patte
Le vent soulève ses ailes, qui battent
L’oiseau, humain
Baignoire, une eau cyan,
Le ciel, azulejo, passe,
Un nuage de mousse
Vapeur, son haleine
Sur le miroir, mon reflet
M’a quittée. Le froid