ce que vos yeux vairons

Catégorie: ciel

Candélabre

Laque cinabre, l’aube
Sur l’étang, cire rouge
Des roseaux en cierges

L’assombri

Imperméable au
Bleu, galvanisé par le
Gris, le ciel. Il pleut

Regarde le jour, sa
Grisaille, par le vitrail d’un
Prieuré, Saint-Cosme

La lumière par la houle

Lustre noir, l’orage
Nuages, leurs plaies cicatrisent,
S’ouvrent, temps de l’éclair

Ciel

Faïence d’un bol bleu
Corbeaux, en gouttes noires, d’un
Lait qui a tourné

Transfert

La poire, disparue
La moniliose se mue en
Anneaux de Saturne

Macula

P_20190529_192758_EFF

Sillage

Le vent pousse son
Champ de nuages, houlette
Venue de l’Est, froide

Anomalie

Un oiseau tombe. Qui,
Pour le croire, quand il disait
Avoir le vertige

Les Perséides

Cobalt, et grains de
Riz, le bol. Ciel de nuit blanche,
Cyan, cierges magiques

Se dissout

Entre les herbes éparses, la raréfaction
De l’eau, poudre, la terre. Une mouture grise,
Lessive sèche, fourrure pulvérulente du chat
Qui se roule, émiette de son arc vertébral la croûte du sol
L’ombre est sac de jute, perle, argile verte,
Taches fauves, qui caméléonnent sur son échine,
Chappaloosa, un collant faune galbe ses pattes,
La touffeur, et la lumière sautellent
Sur le chat. Dans le jardin, le flabellum
D’une branche dans la brise, brise l’instant,
S’avance le soir, en son désert qui bleuit,
Marine de la nuit. Puis, le rideau tombe,
Quelqu’un a soufflé sur les lucioles,
Le tableau noircit, lentement