Candélabre
Laque cinabre, l’aube
Sur l’étang, cire rouge
Des roseaux en cierges
Laque cinabre, l’aube
Sur l’étang, cire rouge
Des roseaux en cierges
Imperméable au
Bleu, galvanisé par le
Gris, le ciel. Il pleut
Regarde le jour, sa
Grisaille, par le vitrail d’un
Prieuré, Saint-Cosme
Lustre noir, l’orage
Nuages, leurs plaies cicatrisent,
S’ouvrent, temps de l’éclair
Faïence d’un bol bleu
Corbeaux, en gouttes noires, d’un
Lait qui a tourné
La poire, disparue
La moniliose se mue en
Anneaux de Saturne
Le vent pousse son
Champ de nuages, houlette
Venue de l’Est, froide
Un oiseau tombe. Qui,
Pour le croire, quand il disait
Avoir le vertige
Cobalt, et grains de
Riz, le bol. Ciel de nuit blanche,
Cyan, cierges magiques
Entre les herbes éparses, la raréfaction
De l’eau, poudre, la terre. Une mouture grise,
Lessive sèche, fourrure pulvérulente du chat
Qui se roule, émiette de son arc vertébral la croûte du sol
L’ombre est sac de jute, perle, argile verte,
Taches fauves, qui caméléonnent sur son échine,
Chappaloosa, un collant faune galbe ses pattes,
La touffeur, et la lumière sautellent
Sur le chat. Dans le jardin, le flabellum
D’une branche dans la brise, brise l’instant,
S’avance le soir, en son désert qui bleuit,
Marine de la nuit. Puis, le rideau tombe,
Quelqu’un a soufflé sur les lucioles,
Le tableau noircit, lentement