Autour de l’étang, segment 20
Et l’herbe, cendre,
S’enhardit, tout ce vert, je
Prends un bain de mousse.
Et l’herbe, cendre,
S’enhardit, tout ce vert, je
Prends un bain de mousse.
J’avance avec le
Soleil, il court, ombre, chien
Fou entre mes pas.
Sous mon dos, votre
Liège, être entre vos bras de
Bois qui me protègent.
Les ronces et le froid,
Le mode mineur de l’hiver
Qui cède le pas,
Le vent dans les branches,
Une autre couleur, une anche,
Et son ode. Bonheur.
La fenêtre, je
L’emporte, ouverte grand au
Vent et au soleil.
Tout est brouillard, sur
Les plumes, les cheveux ici,
Des bouts de miroir.
Cérémonie du
Thé. Se nouer. La lente
Montée. Le sentir.
Prier, emporter
Avec soi un vitrail et
Attendre la pluie.

Posant ses doigts en sang sur le jardin, l’hiver, des gouttes d’églantine, des boutons de rose morts-nés, leur velin de pétales rouillés, et le gris pâle d’un ciel convalescent.
La maison Bartholdi est fermée.
Retourner en arrière, au pied de la croix.
Le froid du Golgotha, en hiver.
Au tournant de la maison Pfister, un chocolat chaud.
Rêver, les délices du Prado, un jardin, un patio.
Deux braseros, le froid de l’enfer, dehors, des marrons chauds, une même langue qui brûle, le feu, l’effroi.