Jonction. Tu seras hêtre
Le jour, où l’arbre
Choisit ses racines, jour de
Première communion
Rien ne le relie
Au sol. Lesquelles chausseront
Ses pieds. Elles, seules, savent
Le jour, où l’arbre
Choisit ses racines, jour de
Première communion
Rien ne le relie
Au sol. Lesquelles chausseront
Ses pieds. Elles, seules, savent
Four solaire, ses yeux
Concentrent en eux, vue du ciel,
Scène, du bas du monde
Pleurer aux éclats
Tu es banquise, t’étoiles, et
Te brises, naine blanche
À la gauche de la dame à l’écureuil et à l’étourneau,
Tout au bout du vague de son regard, et loin de la blancheur,
Le poste de télévision, ses histoires sombres,
Le froid, l’hiver, a-t-il neigé sur la dame,
Un pont s’effondre, l’oiseau sur la branche,
Répond-il à ses frères, répand-il le mauvais augure,
Le portrait se tait, à peine sent-on, tièdes, l’écureuil,
Et le berceau de la main qui le soutient,
Vagues des nouvelles, qui se succèdent en gros rouleaux, et rincent l’écran, la houle
« Une nouvelle loi entrera demain en vigueur… »
La dame tressaille. A-t-on parlé de bonheur, pour une fois
Noir, dans le ventre
De la nuit, dans le ventre
De novembre. Noir
Jupes de bois des
Matrioschkas, vase canope,
Cendres de soleil
Le mur. D’un soupir.
Et la musique se barre
Paroles, sans filet
Roi-seul de ce qui
L’entoure. Arrive un autre homme.
Agrandir les terres
Qui sera le serf
Tous les jours, une, ou deux, ou beaucoup de petites portes, à ouvrir sur le passé, il n’est pas avare
Lire les figurines, écouter une voix.
Tréfonds d’un pavillon, imagine-t-on la stupeur de celui qui recueillit pour la première fois, les premiers grains de la poésie,
« Mary had a little lamb »
Celle que j’entends, lisant, ne résonne qu’en moi.
Nul autre truchement.
Du papier-écran dont je fais un cornet, et la voix paraît
Tessiture, sans début, ni fin
Mais de son timbre, je ne sais rien