Ce tambour
La pluie sur la pièce
D’eau, ta peau qui se tend sur
Tes côtes, ton coeur
La pluie sur la pièce
D’eau, ta peau qui se tend sur
Tes côtes, ton coeur
Filtre de papier
Qui recueille le poème
Fragmenté, tesselles
Parapluie troué
Une mite dessine son zodiaque,
Trou noir. Affamée
Le grand ensemble,
Fenêtre au pot de persil
Son buisson ardent
Pays des arbres
Tu te blesses aux ronces. Ce ne
Sont pas barbelés
Visage, entrevu.
Un Lascaux, que le temps seul
Ira profaner
Il n’a pas de guerre
À relater. Jette un os
Deux chiens affamés
Elle est derrière la porte
Par le judas, son image projetée, à mille pas de moi
Elle me parvient, lumière d’une étoile morte
Un tronc creux, écorcé, vernis au tampon, pattes d’une hermine, et de ses aïeux, bail emphytéotique, l’arbre est occupé depuis, lire sur l’arbre, l’arbre généalogique de ses occupants, si longtemps
Avant l’hermine, il y eut, vois le lit de plumes, au fond du fût, une hulotte, un engoulevent
J’ouvre le vertico de bois sombre, ses reflets, auburn ici, dans un tiroir, une bogue, et sa châtaigne, clairs par là, Rosa sourit, un vent gris dans ses cheveux, la photo blondit, rosit, je passe ma main sur son ruban, qui bat, lent, les ailes d’un papillon, le retenir, les noirs et blancs d’un Trauermantel, et la photo se fige, sa cire a coulé si vite, m’a-t-elle brûlé le doigt, pas une cloque, ni chaud, ni froid, le rêve passe, sans laisser de trace. Un tronc creux
Les seules à fouiller.
Rien ne déborde, hormis un
Cil, une poussière