Ni vert, ni eau
Foin des roseaux, à
L’oeuvre, paillis, le givre
Siccatif, frr, frr
Foin des roseaux, à
L’oeuvre, paillis, le givre
Siccatif, frr, frr
Elles pendent, de glace, ligne d’une herse,
Les stalactites. Au-dessus de la porte,
L’hiver installe son râtelier, et ses dagues
Transpercent, lorsque la nuit, deux ombres crasses
Les franchissent, pilleuses, la porte claque,
Elles partent, la bouche rouge, où les maux
Qu’elles grapillent, tournent et les navrent sans cesse,
Leur péché de grivèlerie, indélicates
Amas nébuleux
Du gui dans les peupliers
Leds en lucioles,
Qui les constellent de
Grains de lait, une bille, sur un
Pal, moustache du chat
Posés sur la laisse,
Deux cubes en galet que la
Mer a peaufinés
Toute la nuit se
Sont brisées argentines les
Vitres de la pluie
Le verre, en vagues,
Contre les volets, rafale
Du vent, maravanne
Forêt d’ombelles, sont-
Ce ciguë, baleines d’ombrelle,
Angélique verte
Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés
Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser