ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Ni vert, ni eau

Foin des roseaux, à
L’oeuvre, paillis, le givre
Siccatif, frr, frr

Tourment, Bosch

Elles pendent, de glace, ligne d’une herse,
Les stalactites. Au-dessus de la porte,
L’hiver installe son râtelier, et ses dagues
Transpercent, lorsque la nuit, deux ombres crasses
Les franchissent, pilleuses, la porte claque,
Elles partent, la bouche rouge, où les maux
Qu’elles grapillent, tournent et les navrent sans cesse,
Leur péché de grivèlerie, indélicates

De haut en bas

Amas nébuleux
Du gui dans les peupliers
Leds en lucioles,

Qui les constellent de
Grains de lait, une bille, sur un
Pal, moustache du chat

Alea

Posés sur la laisse,
Deux cubes en galet que la
Mer a peaufinés

Bercée

Toute la nuit se
Sont brisées argentines les
Vitres de la pluie

Le verre, en vagues,
Contre les volets, rafale
Du vent, maravanne

Paroles de l’arbre, phonétique

Jpeg

Dizygote

Forêt d’ombelles, sont-
Ce ciguë, baleines d’ombrelle,
Angélique verte

Le rouge aux joues

Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés

Tomber dans le panneau

Jpeg

Lumière fossile

Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser