Pie
Il écume, noir, dans
La brume, qu’avale le rêve
Frison silencieux
Il écume, noir, dans
La brume, qu’avale le rêve
Frison silencieux
Le texte ne change pas
La voix se déforme, caverneuse, ou ballon d’hélium
On rit, ou on frémit
Mais le texte
Changer l’aiguille, plus ou moins dure sur la cire, quelle est la nuance, dans le sillon, la part du cynisme, celle de l’ironie
Le texte ne change pas
Tu ne le dégraveras pas
Sur le sulfure du
Papier, un tatouage
Gras, croissant de lune
Noir clair parfois en
Moi ce soufflet essaimant
Un buisson d’akènes
Au loin, on fait mal à un inconnu
Par contagion, d’homme à homme souffrant,
Sa douleur, transmise, elle mettra des années
À me parvenir, comme une vague longue,
Venue du fond de l’océan
Un jour, je me lèverai, la main sur le flanc,
Me disant, j’ai mal
Sans en connaître la raison
Fontaine d’automne,
Y croît, puis coulent, les feuilles
De l’érable rouge
Arrivée au bout
L’envie pyromane, tout brûle,
À la Palissy
Dans la bouche d’argile
Un charbon incandescent,
Brûle, le moliban