ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Alors…

Le ruisseau frais de sa voix, qui lave
Le vernis un peu jauni des pages,
Son haleine soulève de petits nuages de poussière,
Et découvre le soleil, le signet d’une fleur séchée
Retrouve sa dimension, et sa sève

Sur le seuil

Voix de Céleste
Un shôji de papier, une
Ombre, translucides

Sorti du bois

Jpeg

Ainsi, de telle phrase

La chemise est bien coupée
Je la repasse, pas un
Pli, sur son envers

Il passe

Essence de café
De Céleste Albaret,
Goutte à goutte, j’écoute

Nominal

La peau est lisse, un bout de verre
Poli jusqu’au galet. Ce que j’ai
De fourrure est au revers de moi,
Pelisse, et dense. Je suis cette pierre,
Que tu retournes, et je suis l’insecte,
Vivant de son ombre, matière,
Anti-matière, tout, et son contraire,
Une carte à jouer, partitionnée
En sa diagonale, Lahire en haut
Argine en bas, d’une pièce, ni l’envers
Ni l’endroit, mais sa synthèse, manière de Centaure,
Cet espace mince et noir de la tranche,
Où l’homme naît, nomme son animal

Ouroboros

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Quark

Un mot, rien de plus,
Je lis « brume », le moème dit
Eau sombre, et la lune

Champs Élysées

Emporter avec soi, tabernacle de la mémoire,
Feuilles blanches, oblats minces, sans poids
Tel paysage, qui vous soulève, toi et ton coeur, de joie
Ce visage, dont la seule évocation du nom te cisaille les jarrets, et te met à genoux
Emporter tout cela, avec, brûlant devant, le débris sang d’une petite lumière
Le bagage est léger, oiseau de balsa

Matière du mot M

Nucléus noir, au
Coeur de la météorite
Densité d’un point