ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

L’oiseau

Monde médiéval, animal, du moineau
Myriade des petites coquilles, un sable d’oisillons, innombrables
Les uns tombent du haut pignon, les nids se vident, comme la mer se retire,
Laissant sur le pavé la scorie des faibles, oiseaux surnuméraires,
Les autres, accrochés au bec de leurs pères, perpétueront au printemps le long trait joyeux de leur chant, leur choeur piallant taché parfois des petites ponctuations, traits noirs des silences d’une petite voix qui s’est tue

Dans le puits

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Ciel eau de Javel

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Les contraires

Tombée de la nuit
Tombée de la pluie, leur baume
L’un noir, l’autre clair

Tempête

Nous, poux, fous, pauvres
Hommes, sur le dos d’une bête,
La Terre, qui s’ébroue

Triangle

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Les sommets du triangle

Comment ronronne un
Oiseau, demander au chat
Et qui traduira

Mot d’oiseau

Son bec télégraphie sur le bout de mon doigt
« Tu n’as pas de plumes »
Je suis d’ailes, nue

Temps de la conjugaison

La main qui nourrit
N’apprend pas à l’oiseau à
Voler, la main
Attend de l’oiseau
Qu’elle lui apprenne à voler
Elle le lui pépie

L’oiseau boit

Goutte d’eau roulant
De la tige au coton, le bec
La crève, avide