ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Rideau

Ô momme léger
De l’eau, orient transparent
Des perles de pluie

C’est une pluie de cinéma

Qui abat sa grêle
Sur la fenêtre, moi je
Suis sûre qu’il fait beau

Réunis

L’éternité, un
Laps du temps, un peu plus long
Que tous les autres

L’homme-enfant est orphelin

Tout au bout de la
Dragonne, plus personne. Ni chien,
Ni ballon d’hélium

Ich bin ein Neander

Mon comté, boyau,
Cavité, Thal, de sapins
Planté. Noirs et clairs

Le goût du printemps

Celui de la pierre,
Que meule l’eau du torrent,
Les lèvres, au sang

Joues du poème

Celles, abricot, mots,
Rousseur d’éphélide. Celles, bords
Amers du noyau

Un pont

Sauf, que ses pierres. On
Dit d’elles qu’elles sont dalles de sphaigne,
Des lianes, ses haubans

Sphère armillaire

Échauffement de
La serre, la mer, de sable
La rose, des sables

Pulsar

Le lustre, ancien,
Suspendu à la mémoire,
Son plafond lointain

Un système solaire,
Rayons de laiton, globes,
Lait de l’opaline,

Une ampoule faiblit,
Clignote. Lumière fossile des
Souvenirs enfuis