ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Dévoration

Sur la mer étale,
Le soleil fond son cinabre.
L’eau s’en régale

Synovial

Au pré vert, semper
Juvenescens, la sève
Perle, l’herbe, fauchée

Ci-dessous, le jardin aux bambous

Ici-bas, le vent
Souffle, il n’y a pas de
Célesta. Nur Lärm

Bambous, harmonica

Grains de riz verts, feuilles
Bruissantes lancéolées,
Doigt de verre du vent

La dame de carreau

Le feutre or et
Vert des pollens, au travers,
Y voir le printemps

Rien, strictement rien

Je n’ai rien en poche.
Avec strictement, je n’ai
Même plus de poche

Du verbe naît l’adjectif

Je lis « Il est mort »
Coeur de la phrase, qui bat,
Il est, autrement

Un baptistère

Par l’oculus, la
Pluie, le cénote se remplit,
Comme, à ciel ouvert

Schwester

Qui, pour s’asseoir à
Votre chevet, une main fraîche
Posée sur le front

Dimension du rêve

Polymorphie du
Temps, tantôt linéaire, et
Quand, se déroutant