Les souvenirs
C’est léger, il n’y
A plus de chair. Ils n’ont plus
Le temps à porter
C’est léger, il n’y
A plus de chair. Ils n’ont plus
Le temps à porter
Quelle explication
De texte donner, à ces
Arbres rétifiés
Torsion du bois, des
Gonds. Ainsi sont les portes,
Désormais. Passer
Le filet qu’ils ont
Déployé, raflant jusqu’au
Vent. Et les oiseaux
Bois noirci. Sur les
Visages, en creux, leurs traits.
Pyrogravure
Elle pousse ici, à
La vitesse du bambou,
La douleur. Les coups
La vie, aspirée,
Un poumon crève, le décor
Tient debout. Pripiat.
Des stères, un aubier
Maigre. Tas de bois, avec
Des bras. Noeud, des yeux
Un Knabenchor chante,
Encore, et encore, prière.
À perpétuité
Bienheureux jardin.
Il y croît des simples. Ils
Disent « Mauvaises herbes »