ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Conte-tiki

Avez-vous une boîte en carton ?
Tout le monde a une petite boite en carton.
Sinon, votre main, mais il faut qu’elle ferme bien.
Je vous tends, au bout de deux boutons-pression, le bout marron de mes yeux.
Votre paume, y pressionner les deux petits ronds, attention, là, entre vos doigts, une rangée de cils, qui dépassent.
Demain, lorsque vous serez là-haut, ouvrez votre main, de l’autre, ombrez-moi.
Voir, enfin, la lisière du soleil
Sans être là

Oiseau à la huppe

Jpeg

Lande

Former de mes doigts, une conque étanche, mais le froid les disjoint, ni suint, ni étoupe, et le chant fuit, à mesure que mes mains s’affaissent, tout s’éteint, dernière note criarde d’un bagpipe, poumon troué

Ulcéré

Les oiseaux, leur rôle
D’accroc sur le ciel, béant,
Caillé de corbeau

Fréquence de résonance

À combien de hertz
Un coeur d’artichaut vibre
T-il donc. Mille et trop

Avènement

Goutte à goutte, l’eau, dans
La grotte, le long du voile
De pierre, se calcifie

Glassharmonika

Palais de verre, Daum
De glace sablée, l’hiver
À Varykino

Verre de rouge

Je ne suis pas morte
Au premier coup. Implorer
Qui. Dieu, la folie

Fondu au noir

J’étête un bouquet
De persil, le bout de mes
Ciseaux. Le bout de

Ses ciseaux sur le
Cou de la fleur, géranium.
La grande illusion

Juste ce qu’il faut

Parents, ni poètes,
Ni oiseaux, arbres-boutants,
Substance des mots