Rose thé
Rose de Jéricho,
Le souvenir est ta brume,
Tu t’épanouis
Parthénogenèse,
L’eau frémit sur le galet
De thé, il fleurit
Rose de Jéricho,
Le souvenir est ta brume,
Tu t’épanouis
Parthénogenèse,
L’eau frémit sur le galet
De thé, il fleurit
Petit cheval des
Steppes, drageon échappé
Sauvage, d’un tronc
Je pense à vous, me
Couvre de bandelettes, lin
De vos souvenirs,
Chacun bourgeonnant
Dans mon esprit, comme ces
Mamelles sur un buste,
Inerte, la terre, sans
Le verbe, levain, la main,
L’argile s’élevant
Frissonnant de froid,
Parfois, je m’imagine que
Vous me traversez
Le verre, transparent,
L’eau qu’il contient à ras bord
Est sans existence
Tous les verbes, verre,
Je te verre, et tu ne me
Verre pas, je, vers rien.
En ces temps-là, les oiseaux ne s’approchaient pas des fenêtres, puis
Il y eut deux crépitements, parole de fenêtre
Le taptap aigu d’un bec, comme un pianotement d’ongle, sur un tableau, le fond d’une assiette
Le grésil, l’hiver, son sable blanc, son chant des dunes, le vent sûrement, juste avant que la grêle ne fonde
La buée d’un thé amer, noir, goudron d’un marc de feuilles déroulées,
Et le ruban de la cassette, la symphonie concertante, qui gratte, le haut-parleur mauvais, d’où se sauve, comme une guêpe d’un entonnoir rempli de sirop et de bière, la musique, vieux pull, dont on aurait usé tous les reliefs
Tap-tap, la patte
Du chat, et le temps s’égoutte,
Zhao cai mao
Du poème, jusqu’au
« Bois sacré », Paul Sérusier,
Fil rouge de la sève
Rouge, sang de taureau,
Baguettes de cornouiller,
Mikado au bord