« N’aie pas peur »
L’arboriculteur
A dit « Plonge-toi au coeur
De l’arbre, et taille,
Vois, là, l’arcure, le point
Exact, une croix, trouve
Sa carte au trésor »
L’arboriculteur
A dit « Plonge-toi au coeur
De l’arbre, et taille,
Vois, là, l’arcure, le point
Exact, une croix, trouve
Sa carte au trésor »
Le ciel, puzzle à
Une pièce pour enfant, et j’ai
Perdu le soleil
Rouge, les origines,
Peu’t, crachées, l’oxyde de
Fer sur la paroi
Ce que tanne le froid,
Affres rouges, une coiffe d’Indien,
Pine Ridge, Wounded Knee
Je te dresserai
Comme un chien, coeur, marque quand
Il s’agit d’amour
Je souffle.
La surface de la photeau se trouble.
La photo.
Rosa se ride.
Je souffle, elle grandit, je souffle.
Il ne reste plus de peau sur l’os.
Un lambeau rose, presque.
Il pend comme un vieux rideau, fenêtre d’une orbite, la vitre a volé en éclat.
Tempête dans un verre d’eau.
Ne plus souffler.
Juste une buée tiède, de bouche à joue.
Le sortilège, le haut d’une pommette, qui rougit.
Rosa, pomme d’api.
Le temps, retourné, ruban de Möbius,
La paix, sur le petit papier noir et gris.
Les tombes se bariolent
Comme oiseaux de paradis,
Kitège-Brigadoon
Dieu n’a pas d’église, ou plutôt.
Mille et cent, autant que le nombre de ses enfants,
À côté de la tombe d’Elise, l’étrange syncrétisme,
Les morts se métissent,
Une borne de grès, couchée, car le chemin s’est arrêté là, et une croix de bronze, couchée sur la borne de grès,
Et les noms, alignés, à gauche de la croix.
Entre les lettres, un chapelet de petites pierres blanches.
Quelqu’un est venu là, souvent.
Un autre rivage.
La même mer, en partage.