ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Hélicoïdal, décale, décolle

Jpeg

Stabilo Boss

Merveilleux abysses, animaux au néon, peut-être est-ce sous mes yeux, ce noir somptueux, son velours épais, celui d’un tapis de table, tableau, intérieur flamand, ou est-ce dans le livre, photos, plus que sous-marines, où des zébras, de la fluorine, cisaillent les fonds, les fosses, catalogage à la Carroll, plantules extravagantes, avec ou sans noms scientifiques, ici est un jardin, la vie, peut-être aussi féroce qu’en haut, est d’abord peinture à l’eau.

TOUTAKI, cinétique

Dans le magasin.
Le seul besoin, une sphère, mais n’en cherchez point d’armillaire.
Il vous faut une boule de verre plein.
Une boule à neige, c’est bien.
Un sulfure, bien mieux, mais compliqué, il vous faudrait l’évider, comme un oeuf cru, et voir filer sa glaire de cristal soufflé.
Tout bien pensé, la boule à neige, voilà l’objet rêvé.
Une petite ponction, le temps de vidanger ses paillettes en tempête qui tombent sur,
Une tour Eiffel de laiton,
Un Sacré-Coeur et son mamelon sucré,
Votre boule est propre.
Demander au mercier-sorcier le plus important.
Par la bonde, le laisser introduire, avec précaution, un brouillard en suspension, deux sous de brume suffiront, point trop n’en faut.
Car comment, sinon, pourriez-vous deviner,
Le port, le réverbère blafard, apercevoir, Gabin, Miguel Blondin, et le petit chien s’éloignant dans un reste de nuit noire ?
S’il vous reste un peu de place, la musique de Jaubert, son Baccarat mélancolique, Marcel Marx, et son Arletty.
Et maintenant,
Laisser vivre Le Havre.
Secouez doucement.
Tout va s’incarner.
Magie.

Codé en Scott

La ruelle, un peu à l’écart, comme une veinule, qui se sépare de l’artère.
C’est sinueux, jusqu’ici, déjà, on n’entend plus la mer.
La devanture, de la boutique, on dirait celle d’une mercerie, on y vend des choses rondes, comme des boutons.
Entrez.
Vous allez avoir besoin d’une chose ronde.
Comme, une sphère, une boule de verre, un sulfure.
Vous verrez.

Gesicht, Gedicht

Jpeg

Je ne veux pas qu’Aki Kaurismäki prenne sa retraite

Du haut de ma tour d’ivoire gothico-carton-pâto-mauresque, signée le Baron Mauve (alias Viollet-le-Duc), je songe, bâtis des châteaux au fin fond de la Finlande.
Volet 1
Faire sortir le Maître de sa retraite, facile, je lui écris une lettre.
Volet 2
Se déguiser en Kati Outinen.
Vu ma tête, les choses se compliquent.
Pour faire pousser sur ma tête de blondes bouclettes, trouver l’adresse du discret chirurgien de Vincent Parry…

Tache d’huile

Jpeg

Synopsis

La ronce a atteint la loggia.
La pie sautille, deci, delà.
Je suis accoudée à la balustrade, je fais très gargouille.
La production se frotte les mains, la soeur de Quasimodo, et Calibanne, deux en une, pour pas un rond.
L’éclairagiste se pâme.
Je souris, à pleines caries, noir, ivoire jauni, studio Harcourt un peu rôti.

Le buisson aux escargots

Jpeg

Manger le galet

Jpeg