ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Blue ink

La pente que je monte, et le monde que je laisse derrière moi, ici-bas, rien ne me suit, les bruits, les couleurs, sourds, une église aux champs, où tout est ciel, du bleu de l’eau, au murmure froissé des roseaux.

Jpeg

 

 

 

Curaçao

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Matin, pas encore le jour

Le grain de l’air, je pourrais presque le toucher, légère, la brume, et le sable de verre du brouillard, qui roule sur le drap du manteau, l’eau de ces perles éphémères, qui scintillent un instant, à la lumière, avant d’être bues, je ferme mon caban.

Drei Vögel

Hans, Peter et Rosa, mon fagot, ma botte, mes trois fleurs, séchées, que dit-on de ces fleurs-là, qu’elles sont peut-être mortes, à l’abri de mon herbier.

Hans, Brooklyn, 1938

Leçon d’écriture

Une portée, des lignes bleues, le vieux cahier, les premiers mots, ceux d’il y a très longtemps, il y a prescription, je peux dire maintenant autrefois; a, des a, toute une famille de ronds maladroits, et la main de Maman, douce sur mon poignet qui apprenait, qui ne savait pas.

Peinitence

J’ai effeuillé le soleil, et je pleure, qu’ai-je arraché de cette fleur, plus que les pétales, les rayons et le coeur.

Feux de position

Le soleil aussi a  froid en hiver, je le ferais bien entrer, pour le réchauffer, et le laisser un peu me brûler.

Sécher les cieux

Et s’il pleuvait trop,
Si la pluie faisait tomber les avions, les oiseaux.

Metardésastre

Derrière le volet qui monte, suspendu à sa suie, le ciel bas. J’allume la lumière, son reflet sur la fenêtre, un soleil plat, un ersatz d’astre qui ne réchauffe rien. Dehors, une tache jaune, et le froid.