La plage
Ils flottent, Benjamin
Dans Le Lauréat, mer, rouge,
Orgue de Barbarie
Ils flottent, Benjamin
Dans Le Lauréat, mer, rouge,
Orgue de Barbarie
À quai sous les toits
Les bateaux sont entrés dans
Les maisons. Le froid
En mémoire d’eux, fument
Les cheminées, des évents
De brique. Rouge sur mie
Les doigts en peigne
De la vitre cueillir la
Manne, condensation
Il fut honeymoon,
Soleil d’été. Réduit, il
Luit, orange amère
Monte, et descend, vite,
Maintenant. Horloge, le long
De sa crémaillère
Tic-tac. Kumquat, les secondes
Il conserve encore
La forme, la chaleur de la
Main à l’abandon
La neige, traversée
De perce-neige. Tribut d’une
Martyre à l’hiver
Dans le grand hall de
Marbre, ni chaise, ni bureau.
Un chien errant entre
Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser
Le vent pousse son
Champ de nuages, houlette
Venue de l’Est, froide
Je veux croire que les rochers sont restés roses,
Depuis la grande mattanza, de cette couleur
« Grès écrasé », pulpe pourpre des muscles dont
A coulé le suc, confiture, qui barbouille les hommes,
Qui flottent. Rose, couleur de pouponnière,
Les hommes appellent les mères, avant de faire le mort