06/06

Tu es arrivé,
Il faut sauter
Hans.
Quand es-tu parti,
Que coïncide cette heure, supra,
Avec ton intime précis ?
Pour savoir,
Se faire saumon,
Remonter le cours de l’histoire,
La case départ,
Celle qui est sans valeur,
Sur le plateau de jeu,
Mais avec guichet,
Et carnet à souche,
Le prix est affiché,
On ne marchande pas.
À l’électricien,
À son impuissance,
Tu demandes,
Secouant les filaments de l’ampoule,
Ce qui ne va pas,
Avec l’amont,
Les années-lumière
De la centrale
Épuisées,
Au moment où tu parles,
Depuis bien avant
La mesure du temps.
Mais tu ne l’avais pas remarqué.
En retard d’une guerre
Parler du verre à moitié vide de pluie et
De celui plein de beau temps les événements
Secoués comme ces plaques au secret du sac,
Scrabble, sable enchâssé, big bags ses reliquaires
Qui prennent l’eau, tout ce vide entre les grains tassés
Où le courant fait son nid, rosse est la vie
Son fruit déguisé à peine, et herbes amères.
Mais sorte le soleil,
Le blé de bronze verdi retrouve son or,
Et l’eau d’un glauque chassieux redevient saphir
Ils ont écouté
Un inconnu leur dire que
Les amaryllis
N’étaient plus que l’ombre
De ce qu’ils avaient été
Mais que rien n’était
Perdu.
Un mot après l’autre,
Qui pèse de tout son poids
L’axe de rotation
Des choses penche, la nuit, sur
Le pas de la porte,
Prend le soleil,
Les pots en fleur
Les mots
S’enfoncent dans la terre,
Essences,
Tout ce que tu peux imaginer,
De champs à moissonner
Envers et contre
Le mauvais temps, un mystère
Se joue en hiver
« C’était un petit cheval blanc… »
Dans le lointain flotte
Légèrement maintenant
Le corps des feuilles, du
Papier bible, du
Rizla, linceul qui se colle
Sur les hommes de la
Grande Mattanza
Le soleil sort de
L’ombre l’or de la Chambre
D’Ambre. Un nuage
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Grands brûlés
Sapins arides,
Au loin. Mer desséchée, leur
Vague houle brune
Hommes en bouchon, qui
Écrêtent les vagues, algues
Laminaires, bruns, noirs